EVANDER HOLYFIELD



Fiche d'identité
Nom complet Evander Holyfield
Surnom The Real Deal
The Warrior
Nationalité États-Unis
Date de naissance 19 octobre 1962
Lieu de naissance Atmore, Alabama
Taille 1,90 m
Catégorie Poids lourd légers et lourds
Palmarès
Combats 54
Victoires 42
Victoires par KO 27
Défaites 10
Matchs nuls 2
Titres obtenus Champion du monde poids lourd légers WBA (1986-1988), IBF (1987-1988) et WBC (1988)

Champion du monde poids lourds WBA (1990-1992, 1993-1994, 1996-1999, 2000-2001), WBC (1990-1992) et IBF (1990-1992, 1993-1994, 1997-1999)

Médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984 (poids mi lourds)
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Evander Holyfield, né le 19 octobre 1962 à Atmore, Alabama, est un boxeur américain devenu champion du monde unifié des poids lourd légers puis des poids lourds.



Champion incontesté des lourd légers [modifier]
Holyfield renonce à une carrière dans l'armée pour la boxe anglaise. Sur les 174 combats de sa carrière amateur, il en remporte 160, gagne les Golden Gloves de la catégorie mi lourds et se présente comme le grand favori aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984 (les pays du bloc communiste boycottant les jeux, les boxeurs américains étaient sûrs de l'emporter sans l'opposition des boxeurs soviétiques et surtout cubains).

En demi-finale, il surclasse le Néo-Zélandais Kevin Barry, mais est disqualifié par l'arbitre pour avoir donné un coup après le gong sonnant la fin du combat ; Holyfield doit se contenter de la médaille de bronze. Lors de la cérémonie de remise des médailles, son adversaire qui avait remporté la médaille d'or, l'invite à le rejoindre sur la première marche du podium.

Entraîné par l'ancien champion des poids moyens George Benton, Holyfield devient professionnel et remporte ses 11 premiers combats dans la catégorie des lourd légers, entre le 15 novembre 1984 et le 28 mai 1986. Le 12 juillet 1986, à 24 ans, il se mesure au rusé Dwight Muhammad Qawi (malgré un certain déséquilibre de palmarès — Qawi compte alors 26 victoires pour 2 défaites) pour le titre WBA. Le premier championnat du monde du boxeur d'Atlanta est disputé trop tôt dans sa carrière, selon les journalistes présents.

Qawi le domine et le bouscule dans les premiers rounds, mais le challenger montre ensuite, pour la première fois, les qualités qui lui permettront de se maintenir pendant plus de 15 ans parmi les meilleurs boxeurs mondiaux : l'endurance face aux coups et à la fatigue et surtout l'acharnement. Holyfield gagne le titre aux points (par une décision partagée des juges), après 15 rounds d'un combat épuisant que Ring Magazine qualifiera de meilleur combat lourd légers des années 1980.

Après sa victoire sur Qawi, Evander devient le champion incontournable de la catégorie. Il le prouve, durant l'année 1987, en s'emparant de la ceinture IBF aux dépens de Ricky Parkey (KO en trois rounds), et en disposant à nouveau de Dwight Qawi, cette fois par KO. Le champion est élu boxeur de l'année et réunifie le titre le 9 avril 1988 à Las Vegas face à Carlos De Leon, le tenant du titre WBC. Il parvient à le battre avant la limite, ponctuant ainsi sa carrière en lourd légers, l'une des plus rapides et des plus brillantes.


The Real Deal
Holyfield souhaitait conquérir le titre le plus populaire, celui de la catégorie des lourds alors dominée par Mike Tyson. Dans la grande tradition d'Archie Moore, de Bob Foster et de Michael Spinks, Holyfield passe à la catégorie supérieure. Il se confronte le 15 juillet 1988 à James Tillis, un ancien challenger devenu faire-valoir pour les nouveaux espoirs mondiaux. (Tillis était le premier boxeur à avoir tenu la limite contre Tyson, mais devait plus tard perdre dès le premier round contre Tommy Morrison). En quatre mois, Holyfield avait pris 6 kg de muscle pour devenir poids lourd et devait pendant le reste de sa carrière être soupçonné de dopage. (Dans le même laps de temps, sa taille avait gagné quatre centimètres supplémentaires.)

Après sa victoire sur Tillis, Holyfield se mesure à Pinklon Thomas, ancien champion WBC, qui était lui aussi devenu un faire-valoir. (Invaincu en 30 combats, Thomas avait perdu son titre contre Trevor Berbick avant d'être battu sévèrement par Tyson.) Avant de mettre KO Thomas, Evander avait pris 4 kg de muscle en quatre mois. En 1989, Holyfield assomme sans trop de surprises l'ancien champion WBA Michael Dokes, avant de triompher par KO devant deux adversaires plus sérieux : Adilson Rodrigues (35 victoires, 2 défaites) et Alex Stewart (24 victoires).

Début 1990, Holyfield était devenu la nouvelle « bonne affaire » de la catégorie (d'où son surnom The Real Deal) aussi bien au niveau des performances (depuis son premier affrontement contre Qawi, il avait mis KO tous ses adversaires), de la popularité (toutes ses victoires comme poids lourd avaient été spectaculaires), que des revenus (depuis 1986, il ne boxait qu'à Las Vegas ou Atlantic City). Fort de ses 23 victoires, Holyfield s'était élevé tout en haut de la liste des opposants potentiels à Tyson.

Une confrontation contre le champion incontesté était prévue au Trump Plaza pour le 1er juin 1990, mais la rencontre n'a pas eu lieu, puisque Tyson perd son titre, à la surprise générale, contre James Douglas, un boxeur peu connu. (Holyfield assiste au combat au 1er rang, et il n'oublierait pas comment Douglas avait réussi à battre Tyson). Au lieu d'affronter Tyson, l'ancien champion des lourd légers gagne contre Seamus McDonagh le 1er juin.


Champion contesté des lourds
Steve Wynn, le propriétaire du Mirage Hotel, nouveau casino de Las Vegas, offre à Holyfield huit millions de dollars pour combattre James Douglas, le nouveau champion. Holyfield remporte le titre unifié à 28 ans le 25 octobre 1990 plus facilement que prévu en venant à bout d'un Buster Douglas hors de forme et sans motivation en trois rounds. C'était plus Douglas (bien différent de ce qu'il avait montré contre Tyson) qui avait perdu qu'Holyfield qui avait gagné. Le nouveau champion avait mal conquis son titre face à Douglas qui lui-même avait gagné par accident contre un Tyson déprimé et hors de forme. Seul un championnat contre Tyson pouvait lui apporter la notoriété.

Le 19 avril 1991, Holyfield défend son titre une première fois contre l'ancien champion des années 1970 : George Foreman. Celui-ci se montre coriace et parvient jusqu'à la limite. Holyfield était vainqueur mais baissait en popularité (contrairement à Big George) et la presse mettait en doute les capacités du champion qui n'était pas capable de briser un boxeur obèse de 42 ans. Vers la même époque, Tyson gagnait contre Donovan Ruddock en lui brisant la mâchoire. Le combat tant attendu se profilait et il semblait impossible au champion de pouvoir survivre à Iron Mike qui s'était repris en main depuis sa défaite contre Douglas.

Holyfield devait recevoir 30 millions de dollars pour affronter Mike Tyson le 8 novembre 1991 au Caesars Palace dans ce qui devait être le combat le plus coûteux de l'histoire de la boxe. En juillet, Tyson est accusé de viol par Desiree Washington, et son procès doit avoir lieu en janvier 1992. En octobre, Tyson se blesse à l'entraînement ; le combat est donc reporté puis annulé par Dan Duva, le manager d'Holyfield, qui, inquiet par l'issue du combat contre Foreman, craint une défaite de son boxeur contre Tyson.

Il fallait trouver un adversaire en urgence pour un championnat qui se déroulerait finalement à Atlanta (le fief d'Evander) le 23 novembre 1991. Bert Cooper est choisi. Holyfield défend son titre de façon désastreuse contre un challenger qui était loin d'égaler son niveau. Il se retrouve à terre au 3e round et ne vient à bout de son adversaire qu'au 7e round. Holyfield s'était montré médiocre ce soir-là et aurait fini KO s'il s'était mesuré à Tyson à la place de Cooper.

Le 19 juin, lors de sa 3e défense, The Real Deal remporte le combat aux points, de justesse, contre l'ancien champion Larry Holmes, un quadragénaire battu facilement par Tyson en 1988. Holyfield s'était mal préparé à rencontrer Holmes, troublé par la mort de son frère cadet (son beau-frère avait été accusé du meurtre).

Holyfield avait mal gagné son titre, l'avait mal défendu en trois combats étriqués, il vivait dans l'ombre de Tyson tout comme Larry Holmes avait vécu dans l'ombre de Mohamed Ali auparavant. Malgré sa volonté, The Real Deal n'avait pas réussi à affronter Tyson détenu en prison à partir de février 1992. Après son combat contre Holmes, il avait perdu toute estime et toute crédibilité auprès du public et de la presse.

À la fin de l'année 1992, Holyfield allait pourtant retrouver le prestige et la notoriété qu'il avait connus comme champion lourd léger. Il se révélerait enfin contre son meilleur adversaire : Riddick Bowe.


Le duel Holyfield-Bowe
En 1992, Riddick Bowe (25 ans) invaincu en 31 combats (27 KO) devient le challenger n°1 mondial. Fort de ses 1,96 m et 105 kg, ce puncheur est déjà considéré comme le prochain roi des lourds. Il affronte Holyfield le 13 novembre 1992 à Las Vegas. Face à un champion jugé inapte à conserver son titre, Bowe est confiant, son poids, supérieur de plus de 10 kg par rapport à son adversaire, le sécurise. Pourtant Bowe n'est pas le challenger le plus fiable : indolent à l'entraînement (il combat souvent avec un surplus de poids) et passif sur le ring (aux Jeux olympiques de 1988, il est disqualifié pour non-combativité), il n'a pas le professionnalisme d'Holyfield qui tapera en plein dans ses points faibles.

Inférieur physiquement, Holyfield est dominé par les longs directs et uppercuts surpuissants de son adversaire. Il se montre solide et réplique avec hargne. À chaque round, les deux boxeurs échangent plus de 100 coups sans faiblir ! Au 10e round, alors qu'ils sont presque à égalité, Bowe fait tomber le champion au sol sur un uppercut. Celui-ci se relève et contre-attaque avec fureur, il bouscule son adversaire et remporte les derniers rounds haut la main. Bowe l'emporte aux points, Holyfield s'incline pour la première fois de sa carrière, après 28 victoires, et ressort grandi de l'affrontement, acclamé au même titre que son adversaire pour une performance élue combat de l'année.

À l'issue du combat, Holyfield annonce sa retraite ; pourtant, sept mois plus tard, il faisait son 1er retour victorieux lors d'une revanche contre Alex Stewart. Pour l'occasion, Holyfield s'adjoint les services d'une nouvelle équipe d'entraînement et d'un nouveau manager : le rappeur MC Hammer qui lui compose un titre. Une revanche tant attendue est organisée par la Caesars Palace le 6 novembre 1993, presque un an après le 1er choc. Cette fois-ci, les circonstances ont changé pour les deux boxeurs. Bowe, depuis sa conquête du titre, est tombé dans la facilité en le défendant contre deux faire-valoir, en plus de négliger son entraînement et de monter sur le ring beaucoup trop gras. Holyfield, lui, a soigné sa préparation, comme à son habitude, et a gagné 6 kg de muscle supplémentaires ! L'ex-champion, qui avoisine les 100 kg, est accusé une fois de plus par la presse de faire un large usage de stéroïdes anabolisants.

Holyfield change de tactique lors de la revanche, qui a lieu en plein air. Plutôt que de chercher l'épreuve de force, comme lors de la précédente rencontre, il bouge constamment et mitraille son adversaire d'enchaînements rapides et précis. Bowe, hors de forme, n'arrive pas à suivre, mais résiste à son tour avec ténacité. Au 7e round survient le moment le plus pittoresque de l'histoire de la boxe : James Miller, un plaisantin adepte du parapente, tente d'atterrir sur le ring entre les deux boxeurs et heurte les projecteurs pour finalement tomber au 1er rang où il écrase la femme de Bowe, qui est enceinte de son 4e enfant. Le parachutiste est agressé par l'équipe de Bowe, puis évacué par la sécurité en même temps qu'un leader islamiste noir (invité principal de la soirée), qui a cru à l'attentat. Avec l'agitation, Eddie Futch, 84 ans, entraîneur de Bowe (autrefois entraîneur de Joe Frazier, Ken Norton et Larry Holmes) subit une crise cardiaque et est évacué du stade à son tour. Le combat reprend et Holyfield regagne son titre aux points et assène à Bowe sa 1re défaite après 34 victoires.

Congratulé pour sa revanche victorieuse, Holyfield ne conserve pas longtemps ses titres WBA et IBF (Bowe a perdu la ceinture WBC en refusant d'affronter Lennox Lewis). Pour son combat suivant, le 22 avril 1994, il rencontre l'ancien champion du monde des mi lourds, Michael Moorer, toujours invaincu, qui souhaite devenir le premier gaucher champion du monde des lourds.

Le champion avait encore gagné plusieurs kilogrammes de muscle et les critiques l'accusant de consommer des adjuvants continuent. Holyfield envoie Moorer à terre au 2e round, puis en plus d'une blessure à l'épaule, il apparaît très lent et très fatigué pendant le reste d'un championnat, qu'il perd aux points, de justesse.

Quand il se rend à l'hôpital faire examiner son épaule, il lui est diagnostiqué une atteinte cardiaque, qui devait l'empêcher de boxer à nouveau. Holyfield prenait une retraite forcée. Il se rend à une cérémonie évangéliste où le prédicateur Benny Himm tentait de guérir une foule en leur imposant les mains. Holyfield annonce être guéri par miracle. Les médecins qui l'examinent, découvrent que son c½ur avait subi un stress excessif, causé par un apport exagéré de fluides injectés pour compenser une déshydratation. Evander souffrait de symptômes comme des problèmes de pression sanguine ou de déshydratation massive semblables aux bodybuilders de haut niveau qui consomment des stéroïdes comme l'Halotestin, l'Anadrol ou le Cytadren[réf. nécessaire]. Les accusations de dopage à son encontre deviennent pertinentes.

Holyfield reprenait la boxe et rêvait de retrouver Bowe, son éternel rival, pour une belle lucrative, qui les départagerait définitivement. Il fait son second retour contre le violent Ray Mercer le 20 mai 1995 avant que le Caesar Palace n'organise la revanche entre les deux éternels rivaux le 4 novembre, soit deux ans après leur dernière rencontre. Cette dernière manche, attendue avec encore plus d'impatience par le public, était considérée comme le vrai championnat du monde d'une catégorie où le titre était divisé de façon confuse entre quatre boxeurs médiocres.

Bowe, enfin amaigri et motivé, donnera la pleine mesure de sa force de frappe : Holyfield ne réussira qu'à gagner le 1er round. Au 5e, Holyfield semblait au bord du KO, mais il montrait une fois de plus ses solides qualités d'encaisseur. Les journalistes étaient surpris de le voir encore debout sous le martèlement des uppercuts de Bowe. Au 6e round, Holyfield renverse le combat à son avantage ; explosif, il envoie Bowe au tapis sur un crochet gauche. C'était la 1re fois de sa carrière que Bowe était à terre. Au 7e round, les deux boxeurs sont à égalité sur le pointage des juges, et ils s'échangent coup pour coup ; une large droite de Bowe ébranle Holyfield, qui va au sol à son tour. C'est au 8e round que l'arbitre Joe Cortez met fin au combat. Holyfield, mis à mal par quelques frappes décisives de Bowe, perd pour la 1re fois de sa vie avant la limite. En pleurs, les deux ex-champions s'étreignent.

Les trois combats Bowe-Holyfield, massivement suivis par les amateurs, sont non seulement les meilleurs championnats du monde poids lourd des années 1990, mais aussi l'une des plus intenses rivalités de l'histoire du sport.

La belle de Riddick et d'Evander n'était pas le seul événement qui devait marquer le monde de la boxe en 1995 : un autre ancien champion redoutable sortait de prison avec l'ambition de retrouver sa domination précédente : Mike Tyson.


Le duel Holyfield-Tyson
Le 10 mai 1996, Holyfield gagne sans briller contre Bobby Czyz au Madison Square Garden de New York. C'est en septembre que le promoteur Don King lui propose de rencontrer Tyson, son boxeur fétiche. Iron Mike avait fait un retour décevant en 1995 contre deux boxeurs de second niveau, avant d'affronter deux champions du monde accessoires en 1996 qui, eux aussi, n'avaient rien trouvé à opposer au « boxeur vêtu de noir ». Les amateurs, qui espéraient que Tyson réunifie le titre comme il l'avait fait en 1987, réclamaient qu'il s'oppose à un adversaire crédible.

Logiquement, c'est Riddick Bowe, vainqueur par deux fois d'Holyfield, qui aurait dû avoir ce privilège, et c'est Evander, âgé de 34 ans, qui aurait du prendre sagement sa retraite. C'est pourtant l'inverse qui allait se produire. Bowe, après 2 combats difficiles contre Andrew Golota, quitte les rings et Evander accomplit enfin le combat qui avait été prévu en 1991, mais qui, en 1996, représentait moins d'intérêt.

Tyson avait été absent des rings trop longtemps et devait faire un combat qui ne représenterait pas de danger pour lui tout en satisfaisant le public. Holyfield était l'adversaire idéal. Son triptyque contre Bowe lui avait apporté une grande popularité, et sa dernière défaite par KO contre son rival indiquait son déclin. Son dernier combat sans éclat contre Czyz confirmait la pensée de Don King et Tyson qui sous-estimaient Holyfield, qui n'était certes pas le plus agressif des puncheurs, mais un des plus coriace (ce qui était peut-être encore plus dangereux pour Tyson à cette époque).

Les 48 journalistes couvrant la rencontre donnent Holyfield perdant (sauf un du Boston Globe) et craignent que, sous les poings de Tyson, il ne subisse un traumatisme crânien ou une crise cardiaque.

Le 9 novembre 1996, sur le ring du MGM Grand, Tyson (le tenant du titre WBA) s'empare des premiers rounds comme à son habitude. Tout au long du combat, les deux boxeurs échangent des coups irréguliers (les partisans de Tyson estiment que les coups de tête d'Holyfield sont la seule raison de la défaite de leur favori). Au 5e round, la victoire semble acquise à Tyson tant ses droites paraissent puissantes. Holyfield les encaissaient avec courage comme il l'avait fait contre Riddick Bowe.

Au 6e round, Holyfield retourne la situation à son avantage, comme lui seul savait le faire, et ouvre l'arcade sourcilière d'Iron Mike, et à la fin du round, un uppercut précipite Tyson au tapis. Les quatre rounds suivants sont un véritable calvaire pour l'ancien plus jeune champion du monde qui reçoit un nombre incroyable de coups. Les spectateurs stupéfiés ne devaient pas oublier le dixième round où Tyson, qui avait du mal à rester debout, était poursuivi d'un coin à l'autre du ring par Holyfield. Dans les premiers instants du 11e round, il est clair que Tyson n'assumera pas la fin du combat, c'est pourquoi l'arbitre arrête la rencontre pour éviter à Tyson l'humiliation d'être mis KO.

Holyfield reprenait le titre pour la troisième fois comme seul Mohamed Ali y était parvenu avant lui. The Real Deal avait assisté à la défaite de Tyson contre Douglas en 1990 et s'en est souvenu face à Tyson. Il n'a fait que reprendre la même tactique que Douglas (qu'il avait lui-même détrôné) : s'adapter au style de Tyson plutôt qu'imposer le sien, chercher le gain dans la seconde partie du combat plutôt qu'au début, le neutraliser dans les accrochages, les corps à corps, s'accrocher à lui de façon à l'empêcher d'employer ses coups les plus puissants, se servir habilement de son allonge, s'appuyer plus sur la technique que sur le punch. C'est cette même méthode que Lennox Lewis allait s'approprier en 2002 contre Tyson, et, une fois de plus, Iron Mike s'écroulerait.

Les deux boxeurs sont chacun élu boxeur de l'année ; leur affrontement est élu combat de l'année. Pourtant, il allait être vite éclipsé par la revanche qui aurait lieu le 28 juin 1997 entre les deux hommes.

Pour le second combat (toujours au MGM Grand), Tyson part encore largement favori. Une fois de plus, Holyfield se montre mieux préparé. Cette fois-ci, il prend l'avantage dès le premier round, et les deux rivaux échangent à nouveau des coups irréguliers. À la fin du deuxième round, Tyson avait reçu un avertissement pour coups irréguliers et son arcade sourcilière était ouverte. Il était dans la même situation qu'au précédent combat. Désemparé, au troisième round, il mord l'oreille d'Holyfield, en arrache un morceau et recrache le tout avec son protège-dents. Le règlement stipulant que les blessures aux oreilles ne justifient pas l'arrêt d'un combat, la rencontre reprend, après que Tyson se soit fait retirer deux points sur le score (lourde pénalité), et il mord l'autre oreille d'Evander avant d'être disqualifié.

Un semblant d'émeute se répand à travers la salle et le reste de l'hôtel-casino (faisant tout de même une quarantaine de blessés). Par la suite, Tyson est suspendu et condamné à payer à Holyfield 10 % de sa bourse. L'événement scandalise à tel point l'opinion publique que Bill Clinton doit faire une intervention publique. Au musée de cire d'Hollywood, la statue de Tyson est placée à côté de celle du serial-killer Hannibal le Cannibale (personnage principal de la saga de Thomas Harris).

Tom Korioth, professeur d'une université de médecine, a estimé que la pression de la mâchoire de Tyson était largement supérieure à celle d'un individu normal

En Californie, des commerçants mettent en vente des biscuits au chocolat en forme d'oreille, un mois après le combat.

Le 8 novembre 1997, Holyfield prend sa revanche sur Michael Moorer. Cette fois-ci, en pleine possession de ses moyens, il le met KO sans difficulté et réunifie, par la même occasion, les titres WBA et IBF. Il est nommé pour la troisième fois boxeur de l'année, et achève une décennie de succès (1987-1997) qui l'a vu triompher au sommet des catégories lourd légers et lourds.

Avec la multiplication des fédérations et la division du titre qui s'accentuait dans les années 1990, tout le monde s'attendait à ce que Tyson sorte de prison pour rendre sa crédibilité à une catégorie qui l'avait perdue. Mais c'est finalement Holyfield qui accomplit cet exploit par ses combats contre Bowe et Tyson.


Face à Lou Savarese le 30 juin 2007, El Paso (Texas)
Fin de carrière monotone [modifier]
Holyfield ne défend son titre qu'une seule fois en 1998 et affronte Lennox Lewis, le champion WBC, deux fois en 1999 dans des combats de réunification. Le 1er est une nulle et The Real Deal s'incline au 2e. Face à Lewis, que l'on jugeait aussi qualifié que Bowe ou Tyson pour mettre à mal le champion, Holyfield ne montrera pas sa formidable résistance qui avait fait son succès et perdra sans briller, à 37 ans sa carrière était derrière lui. Il est le boxeur à avoir régné le plus longtemps pendant les années 1990 : 1990 à 1992, 1993 à 1994, 1996 à 1999.

La WBA destitue Lennox Lewis et remet en jeu sa ceinture entre l'ex-champion et John Ruiz. Ils s'affrontent par trois fois en 2000 et 2001. Une victoire et une défaite d'Holyfield, suivies d'un match nul. Ruiz devenait le 1er champion hispanique de la catégorie reine, et Holyfield devenait le 1er boxeur lourd à s'emparer d'un titre pour la 4e fois. Ce record tient plus de l'anecdote que de la vraie performance. Holyfield s'était contenté de gagner sans éclat contre Ruiz, le boxeur le plus impopulaire des années 2000, pendant que Lewis restait le vrai champion qui affrontait les meilleurs challengers. Ces trois combats n'avaient rien apporté à Holyfield et à la boxe en général.

L'année 2002 se révélerait plus intéressante pour Holyfield. Il gagne contre l'éphémère champion Hasim Rahman, mais perd contre Chris Byrd pour le titre IBF, perdu sur tapis vert par Lewis. Holyfield se déchire le ligament de l'épaule gauche dans le premier round, mais continue à combattre, et il estt battu aux points.

En 2003 à 41 ans, Holyfield subit son combat de trop contre l'ancien champion des poids moyens James Toney. Il était le 2e boxeur, avec Riddick Bowe, à avoir réussi à gagner avant la limite (9e round) contre The Real Deal. Toney est lui même déçu par sa victoire contre un Holyfield méconnaissable. Contre Lewis, Ruiz et Byrd, il avait perdu dignement : ce n'était pas le cas contre Toney. Holyfield ne pouvait se résoudre à prendre sa retraite malgré le désir de ses supporters et la fortune qu'il avait amassée au cours des ans. Il perdait une 3e fois consécutive, en 2004, contre Larry Donald, un espoir poids lourd de l'époque. Holyfield prend sa retraite, pour revenir en 2006. À travers le Texas, il remporte quatre victoires contre des faire-valoir, avant qu'on ne lui propose un combat pour le titre WBO en 2007.

Le 13 octobre 2007 à Moscou, un combat de réunification entre Sultan Ibragimov (WBO) et Ruslan Chagaev (WBA) devait avoir lieu. Chagaev se désiste pour problème de santé. Holyfield est choisi pour le remplacer. Contre Ibragimov, Holyfield se montre aussi peu inspiré que peu combatif et perd aux points. On était loin de l'acharnement presque suicidaire qu'il avait montré contre Riddick Bowe. Dans les années 2000, le monde de la boxe avait espéré qu'Holyfield surprendrait comme il l'avait fait pendant longtemps. Cela n'est jamais arrivé.

Holyfield est en proie à certains problèmes financiers ce qui le motive à renfiler les gants de boxe. Il remonte sur le ring le 20 décembre 2008 à Zurich contre le Russe Nicolay Valuev (WBA) pour briguer un 5e titre de champion du monde poids lourds. Holyfield apparait bien préparé et du haut de ses 46 ans déjoue les pronostics en se montrant plus combatif que son adversaire qui est peu actif dans les 5 premiers rounds. Au 9e round, Holyfield se fait surprendre par un puissant crochet de Valuev qui le secoue sans conséquence. Le combat reste équilibré mais les deux derniers rounds sont donnés en faveur du russe. Les juges lui donnent la victoire par décision majoritaire et sous les sifflets du public.


Son style
Holyfield, profondément croyant en Dieu (pour ne pas dire mystique), avait une grande confiance en lui. Il écoutait souvent du gospel dans les vestiaires avant de monter sur le ring, toujours souriant, sans jamais chercher à intimider son adversaire. C'est au milieu des années 1990 qu'il adopte son célèbre short de couleur violet.

Un menton exceptionnel, une endurance et une résistance surhumaine s'accordaient à merveille avec son tempérament tenace et courageux. Ce sont ses meilleures qualités de combattant. Il est considéré comme le meilleur technicien du ring poids lourd de la fin du 20e siècle. Tout comme Gene Tunney ou Mohamed Ali, Holyfield étudiait minutieusement le style de ses adversaires et boxait différemment en fonction de leurs points forts et points faibles, à tel point que les journalistes hésitaient à le qualifier de « cogneur » ou de « rapide ».

Perfectionniste dans l'âme, il ne négligeait aucun détail : toute une équipe était chargée d'évaluer sa forme et de lui faire adopter le poids le plus adéquat ou la tactique la plus efficace contre son prochain adversaire. Evander avait recours à un professeur de danse pour parfaire son sens de l'équilibre et sa souplesse. Cet entraînement spartiate devait lui faire conserver une forme étincelante, même dans les dernières défaites de sa carrière. On retient généralement que son style s'appuyait sur la mobilité, les enchaînements et la condition physique. Les accusations pertinentes de dopage à son encontre sont également à considérer ; Holyfield est semble-t-il l'un de ces sportifs qui ont fait l'admiration du public au détriment de leur santé.

Holyfield restera dans l'histoire de la boxe comme le champion qui gagnait avec élégance et précision, contrastant agréablement avec la férocité de Mike Tyson et la nonchalance de Riddick Bowe.

C'est le seul boxeur à avoir été 4 fois champion du monde poids lourds, en 1990 face à James Buster Douglas, en 1993 face à Riddick Bowe, en 1996 face à mike tyson, et enfin en 2000 face à John Ruiz.[réf. nécessaire]


Liste des combats
Les combats d'Evander Holyfield depuis novembre 1984[2] N° Date Lieu Adversaire Résultat Type Nbr.
Round Obs.
1 15 novembre 1984 New York Lionel Byarm victoire Décision
(unanime) 6 -
2 20 janvier 1985 Atlantic City Eric Winbush victoire Décision
(unanime) 6 -
3 13 mars 1985 Norfolk Fred Brown victoire TKO 1 (6), 1:56 -
4 20 avril 1985 Corpus Christi Mark Rivera victoire TKO 2 (8), 2:48 -
5 20 juillet 1985 Norfolk Tyrone Booze victoire Décision
(unanime) 8 -
6 8 août 1985 Atlanta Rick Myers victoire TKO 1 (8) -
7 30 octobre 1985 Atlantic City Jeff Meachem victoire TKO 5 (8), 1:02 -
8 21 décembre 1985 Virginia Beach Anthony Davis victoire TKO 4 (10) -
9 1er mars 1986 Lancaster Chisanda Mutti victoire TKO 3 (10), 1:37 -
10 6 avril 1986 Corpus Christi Jesse Shelby victoire KO 3 (10) -
11 28 mai 1986 Metairie Terry Mims victoire KO 5 (10) -
12 12 juillet 1986 Corpus Christi Dwight Muhammad Qawi victoire Décision 15 titre WBA
13 8 décembre 1986 Paris Mike Brothers victoire TKO 3 (10) -
14 14 février 1987 Reno Henry Tillman victoire TKO 7 (15), 1:43 pour le titre WBA
15 15 mai 1987 Las Vegas Ricky Parkey victoire TKO 3 (15), 2:44 titre IBF
pour le titre WBA
16 15 août 1987 Saint-Tropez Ossie Ocasio victoire TKO 11 (15), 1:24 pour les titres IBF et WBA
17 5 décembre 1987 Atlantic City Dwight Muhammad Qawi victoire KO 4 (15), 2:30 pour les titres IBF et WBA
18 9 avril 1988 Las Vegas Carlos De León victoire TKO 8 (12), 1:08 titre WBC
pour les titres IBF et WBA
19 15 juillet 1988 Stateline James Tillis victoire TKO 5 (10), 3:00 pour les titres WBC,
IBF et WBA
Après ce combat,
Holyfield passe des
lourd légers aux lourds
20 9 décembre 1988 Atlantic City Pinklon Thomas victoire Abandon 7 (10), 3:00 -
21 11 mars 1989 Las Vegas Michael Dokes victoire TKO 10 (12), 1:41 titre WBC Continental Americas
22 15 juillet 1989 Stateline Adilson Rodrigues victoire KO 2 (12), 1:29 pour le titre WBC Continental Americas
23 4 novembre 1989 Atlantic City Alex Stewart victoire TKO 8 (12) pour le titre WBC Continental Americas
24 6 janvier 1990 Atlantic City Seamus Mc Donagh victoire TKO 4 (12) pour le titre WBC Continental Americas
25 25 octobre 1990 Las Vegas James Douglas victoire KO 1 (12), 0:37 titre IBF,
WBA et WBC
26 19 avril 1991 Atlantic City George Foreman victoire Décision
(unanime) 12 pour les titres IBF,
WBA et WBC
27 23 novembre 1991 Atlanta Bert Cooper victoire TKO 7 (12), 2:58 pour les titres IBF,
WBA et WBC
28 19 juin 1992 Las Vegas Larry Holmes victoire Décision
(unanime) 12 pour les titres IBF,
WBA et WBC
29 13 novembre 1992 Las Vegas Riddick Bowe défaite Décision
(unanime) 12 perte des titres IBF,
WBA et WBC
30 26 juin 1993 Atlantic City Alex Stewart victoire Décision
(unanime) 12 -
31 6 novembre 1993 Las Vegas Riddick Bowe victoire Décision 12 titres IBF et WBA
32 22 avril 1994 Atlantic City Michael Moorer défaite Décision 12 perte des titres IBF et WBA
33 20 mai 1995 Atlantic City Ray Mercer victoire Décision
(unanime) 10 -
34 4 novembre 1995 Las Vegas Riddick Bowe défaite TKO 8 (12), 0:58 -
35 10 mai 1996 New York Bobby Czyz victoire TKO 5 (10) -
36 11 novembre 1996 Las Vegas Mike Tyson victoire TKO 11 (12) titre WBA
37 26 juin 1997 Las Vegas Mike Tyson victoire Disqualification 3 (12) pour le titre WBA
Tyson est disqualifié pour avoir
mordu les oreilles d'Holyfield

38 8 novembre 1997 Las Vegas Michael Moorer victoire Décision
(unanime) 12 titre IBF
pour le titre WBA
39 19 septembre 1998 Atlanta Vaughn Bean victoire TKO 8 (12) pour les titres WBA et IBF
40 13 mars 1999 New York Lennox Lewis égalité Égalité 12 Holyfield conserve les titres IBF et WBA
Lewis conserve son titre WBC

41 13 novembre 1999 Las Vegas Lennox Lewis défaite Décision
(unanime) 12 perte des titres WBA et IBF
42 12 août 2000 Las Vegas John Ruiz victoire Décision
(unanime) 12 titre WBA (vacant)
43 3 mars 2001 Las Vegas John Ruiz défaite Décision
(unanime) 12 perte du titre WBA
44 12 décembre 2001 Ledyard John Ruiz égalité Égalité 12 -
45 1er juin 2002 Atlantic City Hasim Rahman victoire Décision
(technique) 8 (12) -
46 14 décembre 2002 Atlantic City Chris Byrd défaite Décision
(unanime) 12 -
47 4 octobre 2003 Las Vegas James Toney défaite TKO 9 (12), 1:42 -
48 13 novembre 2004 New York Larry Donald défaite Décision
(unanime) 12 -
49 18 août 2006 Dallas Jeremy Bates victoire TKO 2 (12), 2:56 -
50 10 novembre 2006 San Antonio Fres Oquendo victoire Décision
(unanime) 12 -
51 17 mars 2007 Corpus Christi Vincent Maddalone victoire TKO 3 (10), 2:48 -
52 30 juin 2007 El Paso Lou Savarese victoire Décision
(unanime) 10 -
53 13 octobre 2007 Moscou Sultan Ibragimov défaite Décision
(unanime) 12 -
54 20 décembre 2008 Zurich Nikolay Valuev défaite Décision
(majoritaire) 12 -


Précédé par Champion du monde poids lourd légers Suivi par
Dwight Muhammad Qawi Evander Holyfield
12 juillet 1986 - 4 décembre 1988 (WBA)
Taoufik Belbouli
Ricky Parkey Evander Holyfield
15 Mai 1987 - 4 décembre 1988 (IBF)
Glenn McCrory
Carlos De Leon Evander Holyfield
9 avril 1988 - 4 décembre 1988 (WBC)
Carlos De Leon



Précédé par Champion du monde poids lourds Suivi par
James Douglas Evander Holyfield
25 octobre 1990 - 13 novembre 1992
(WBA, WBC & IBF)
Riddick Bowe
Riddick Bowe Evander Holyfield
6 novembre 1993 - 22 avril 1994
(WBA & IBF)
Michael Moorer
Mike Tyson Evander Holyfield
9 novembre 1996 - 13 novembre 1999 (WBA)
Lennox Lewis
Michael Moorer Evander Holyfield
8 novembre 1997 - 13 novembre 1999 (IBF)

Lennox Lewis Evander Holyfield
12 août 2000 - 3 mars 2001 (WBA)
John Ruiz


[Dérouler]v · d · mBoxeur de l'année Ring Magazine
(1922) H. Greb • (1923) J. Dempsey • (1924) H. Greb • (1925) P. Berlenbach • (1926) G. Tunney • (1927) M. Walker • (1928) G. Tunney • (1929) T. Loughran • (1930) M. Schmeling • (1931) T. Loughran • (1932) J. Sharkey • (1933) Non attribué • (1934) T. Canzoneri & B. Ross • (1935) B. Ross • (1936) J. Louis • (1937) H. Armstrong • (1938) J. Louis • (1939) J. Louis • (1940) B. Conn • (1941) J. Louis • (1942) S. Robinson • (1943) F. Apostoli • (1944) B. Jack • (1945) W. Pep • (1946) T. Zale • (1947) G. Lesnevich • (1948) I. Williams • (1949) E Charles • (1950) E. Charles • (1951) S. Robinson • (1952) R. Marciano • (1953) B. Olson • (1954) R. Marciano • (1955) R. Marciano • (1956) F. Patterson • (1957) C. Basilio • (1958) I. Johansson • (1959) I. Johansson • (1960) F. Patterson • (1961) J. Brown • (1962) D. Tiger • (1963) C. Clay • (1964) E. Griffith • (1965) D. Tiger • (1966) Non attribué • (1967) J. Frazier • (1968) N. Benvenuti • (1969) J. Napoles • (1970) J. Frazier • (1971) J. Frazier • (1972) M. Ali & C. Monzón • (1973) G. Foreman • (1974) M. Ali • (1975) M. Ali • (1976) G. Foreman • (1977) C. Zárate • (1978) M. Ali • (1979) S. Leonard • (1980) T. Hearns • (1981) S. Leonard & S. Sánchez • (1982) L. Holmes • (1983) M. Hagler • (1984) T. Hearns • (1985) M. Hagler & D. Curry • (1986) M. Tyson • (1987) E. Holyfield • (1988) M. Tyson • (1989) P. Whitaker • (1990) J. Chávez • (1991) J. Toney • (1992) R. Bowe • (1993) M. Carbajal • (1994) R. Jones • (1995) O. de la Hoya • (1996) E. Holyfield & M. Tyson • (1997) E. Holyfield • (1998) F. Mayweather • (1999) P. Ayala • (2000) F. Trinidad • (2001) B. Hopkins • (2002) V. Forrest • (2003) J. Toney • (2004) G. Johnson • (2005) R. Hatton • (2006) M. Pacquiao • (2007) F. Mayweather • (2008) M. Pacquiao






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# Posté le jeudi 26 mars 2009 08:03

MICHAEL JACKSON

MICHAEL JACKSON
HISTORY
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# Posté le mardi 24 mars 2009 11:44

JANET JACKSON ET SON FRERE

JANET JACKSON ET SON FRERE
BELLE PHOTO ENTRE FRERE ET SOEUR
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# Posté le mardi 24 mars 2009 11:20
Modifié le mardi 24 mars 2009 11:32

JANET JACKSON

JANET JACKSON
Janet Jackson est la plus jeune fille de la famille Jackson. Petite, elle rêvait d'être jockey, mais chez les Jackson, tout le monde est musicien. À 7 ans, elle se retrouve sur scène pour la première fois avec ses frères, les « Jackson 5 », qui donnent un concert à Las Vegas. Le public est envouté par le charisme de la cadette du clan Jackson.

Elle se lance dans la comédie et apparaît dans plusieurs « sitcoms », dont Arnold et Willy (Different Strokes), Good Times et Fame, mais son père préfère qu'elle fasse une carrière musicale plutôt qu'une carrière d'actrice.

Ses deux premiers disques ne connaissent qu'un succès d'estime (Janet Jackson et Dreamstreet). Côté vie privée, elle se marie avec James Debarge alors qu'elle n'a que 18 ans, mariage qui ne durera que six mois.

C'est en 1986 qu'elle obtient un succès mondial avec l'album Control, produit par John McClain, mais surtout par le tandem Jimmy Jam et Terry Lewis, d'anciens musiciens de Prince, reconvertis producteurs. Le son de l'album est ainsi volontairement orienté « Minneapolis Sound », le courant musical le plus en vogue à l'époque et caractéristique des hits Nasty et What Have You Done For Me Lately?. Dès lors, Janet se démarquera de ses cons½urs par ses chorégraphies impressionnantes, son sens du détail irréprochable et un son révolutionnaire. Elle reste cependant dans l'ombre de Madonna et de Whitney Houston qui vendent plus de disques qu'elle. Cependant, Janet va s'exiler pendant deux ans et préparer un album qui fera pâlir de jalousie ses concurrentes directes.

Son successeur, le « groovesque » Janet Jackson's Rhythm Nation 1814, est publié en 1989 et conserve la même équipe de producteurs. L'album évoque le racisme, les problèmes de la rue et les difficultés sociales. L'album intrigue de par son titre et son contenu très sombre, aux antipodes des albums de l'époque. Les singles se vendent comme des petits pains, squattent les charts américains (sept chansons de l'album atteignent entre 1989 et 1991 le top 5 du fameux Billboard Hot 100 dont quatre atteignent la 1re place, un record que Madonna n'a jamais réussi à dépasser) et sa tournée triomphale la propulse au rang de star internationale, statut qu'elle ne quittera plus. En 1990, elle devient la plus grande vendeuse de disques de l'année et récolte une quantité impressionnante de prix, dont 14 « Billboard Music Awards » et plusieurs American Music Awards, MTV VMA Awards et même un Grammy Award dans la catégorie « Best Long Form Video ». Par ailleurs, elle reçoit au même moment son étoile sur Hollywood Boulevard. Mais plus important, avec son album, elle devient un modèle pour de nombreux jeunes tant son engagement pour la cause des enfants défavorisés ou en prise avec la drogue est important. Et malgré des propos peu commerciaux, elle réussit à vendre plus de disques que Madonna et Paula Abdul, ses deux plus grandes rivales d'antan.

En 1991, elle rejoint l'écurie Virgin. Richard Branson étant fermement décidé à revitaliser l'image de Virgin Records America commet l'impensable : il signe avec Janet un contrat record de 30 millions de dollars pour l'enregistrement d'un seul album studio. Elle touche ainsi par album plus que Madonna . L'album en question sera sobrement baptisé Janet. Sorti en mai 1993, elle délaisse son look de garçon manqué et militaire, et se réinvente une image glamour et très sensuelle, preuve en est la célèbre couverture du Rolling Stone Magazine, où elle apparaît simplement vêtue d'une paire de jeans et d'une paire de mains masculines recouvrant ses seins. Elle déstabilise ses fans de la première heure, mais cela s'avère payant: Janet explose les ventes avec 15 millions de copies (dont 7 uniquement aux États-Unis). Aux États-Unis, l'album se vend à plus de 350 000 exemplaires la première semaine, et réussi à rester en tête des ventes pendant six semaines, tandis que le single That's the Way Love Goes squatte la 1re place du classement des singles pendant huit semaines et remporte un « Grammy Award » dans la catégorie "Best R&B Song". Les autres singles qui suivront connaitront tous un succès mondial. Côté vie privée, elle se fait très discrète en épousant dans le plus grand secret René Elizondo. Ce mariage ne deviendra notoire qu'en 1999, au moment ou René demandera le divorce.

Au sommet de son art, Janet sortira par ailleurs l'intégrale de ses vidéos entre 1986 et 1996 dans un DVD et un CD intitulé Design of a Decade, compilation qui atteint la 3e place du Billboard Hot 200 aux États-Unis.

En 1995, juste après la fin de sa célèbre tournée mondiale « Janet World Tour »', elle enregistre avec son frère Michael jackson un single intitulé Scream. Le clip vidéo issu de ce duo devient très médiatisé, et pour cause : coûtant la bagatelle de 7 millions de dollars, il devient à l'époque le clip musical le plus cher de l'histoire. La vidéo est tournée en noir et blanc, et sa réalisation sera confiée à Mark Romanek, avec qui Janet va de nouveau collaborer en 1997 pour son clip Got' Till It's Gone. Le clip fait sensation, Janet y apparaît avec un look aux antipodes de son image glamour: elle a les cheveux courts, une attitude trash et un sex appeal sauvage. La collaboration reçoit de nombreux prix, notamment celui de « Best Dance Video » aux MTV VMA Awards de 1995 et celui de « Best Short Form Video » aux Grammy Awards de 1996.

Janet Jackson signe pour un nouveau contrat, toujours chez Virgin, un contrat multi-média de 100 millions de dollars.

L'automne 1997 voit la sortie de l'opus The Velvet Rope. L'image de Janet et le contenu de l'album dérangent : en effet, celui-ci est le fruit d'une longue dépression que la chanteuse confesse avoir traversé suite à sa précédente tournée. Sa dépression a pour origine son grand sentiment de solitude et le grand manque d'estime dont elle dit avoir beaucoup souffert pendant son enfance d'actrice de série télé. Côté look, elle scandalise : le « bébé » de l'Amérique se perce le nez et les seins, elle arbore différents tatouages, et adopte une coupe de cheveux africaine. Néanmoins, la critique se pâme devant la maturité des textes et des compositions. L'album est un énorme succès au Japon et en Europe, tandis que l'Amérique pudibonde se montre réticente face à l'album. Heureusement la tournée « The Velvet Rope Tour » est un grand succès aux États-Unis et permet à l'album de se vendre à 3 millions d'exemplaires aux États-Unis. La tournée terminée, elle entame une série de collaborations avec Elton John, Blackstreet et Busta Rhymes, avant de retourner sur les plateaux de cinéma pour le film Professeur Foldingue, grand succès international.

En 2001, Janet sort le très dansant All for You. Moins inventif et abouti que son prédécesseur, il rencontre néanmoins un beau succès, notamment grâce aux hits All for You (récompensé par un Grammy Awards en 2002), Doesn't Really Matter' (la B.O du film La famille Foldingue qui a été #1 aux États-Unis), Someone to Call My Lover et Son of a Gun. La première semaine de sa sortie, l'album se vend à plus de 600 000 exemplaires rien qu'aux États-Unis, soit autant que les ventes de la première semaine de ses albums Janet et The Velvet Rope réunies. Côté single, All for You reste en tête du classement des singles américain et devient le 10e #1 de Janet aux États-Unis (Hot 100) pendant sept semaines consécutives, au détriment de Survivor, le single très populaire des Destiny's Child qui se voit ainsi privé de la première position. L'album est un succès homérique au Japon, puisque 2 millions d'exemplaires s'y vendront.

Après trois ans d'absence, elle crée un scandale aux États-Unis le 1er février 2004 lorsqu'elle dévoile un sein avec Justin Timberlake au Super Bowl. Cet évènement a pour conséquence le sabordage pur et simple de la promotion de son huitième opus, Damita Jo. En effet les radios américaines et MTV refusent purement et simplement de diffuser ses chansons. Au niveau international, l'album ne génèrera pas de grandes ventes. La faute à un album trop commercial, et une promotion bâclée.

Janet fait la couverture du magazine US Weekly en juin 2006. Cette édition, dans laquelle Janet parle de son régime, devient la plus vendue aux États-Unis.

Le 26 septembre 2006, elle sort son neuvième album, 20 Y.O., avec comme premier extrait Call On Me qui connaît un succès véritable aux États-Unis en devenant numéro 1 des classements "R&B Soul Sale" et "R&B Air Play" et aussi #1 "Singles Sales". Il reste en place un an dans ce dernier, mais il ne réussira pas à avoir la première place du classement général et ainsi devenir le très attendu (par les fans) 11e single #1 (du Billboard général) aux États-Unis de Janet. Plus d'un an après la sortie du single il rentre à nouveau dans les deux classements en novembre 2007. Produit par Jermaine Dupri, le compagnon de la chanteuse, l'album peine à se vendre aux États-Unis et dans le monde. Échaudé par cet échec commercial, Dupri annonce son départ de chez Virgin. Il sous-entend que la major aurait volontairement plombé la promotion du disque. Le deuxième single, So Excited, n'a quant à lui, eu aucun gros succès dans les charts pop aux États-Unis.

Un troisième single sortira, avant que Janet lâche la promo de l'album moins de six mois après la sortie mondiale, ainsi elle abandonne aussi les répétitions pour une tournée mondiale, au profit du tournage d'un film en mars 2007 (futur #1 du box-office). En mai 2007, on apprend qu'elle retourne en studio et en juin 2007 le divorce avec Virgin Records est officiel.

Heureusement, financièrement tout va bien pour la chanteuse, puisqu'en 2007, elle est classée 7e femme la plus riche de l'industrie du divertissement par le magazine Forbes, avec une fortune de 150 millions de dollars. Son manager en chef Antoine Leclercq n'y est pas pour rien. Ils vivent d'ailleurs une relation passionnelle jusqu'en 2008 où elle décide de l'épouser.

Début de l'année 2007, elle accepte un rôle dans un film écrit et produit par Tyler Perry, Why Did I Get Married ?. Elle tient le rôle d'une écrivain aux côtés de Tyler Perry et de Jill Scott. Le film sort aux États-Unis le 12 octobre 2007. Et malgré la concurrence avec les sorties des films de Cate Blanchett et de George Clooney, le film se place dès la première semaine en tête du box-office américain en générant 21,5 millions de dollars. Le film est un énorme succès aux États-Unis et totalise plus de 60 millions de dollars aux États-Unis. Il sort en DVD le 12 février 2008, un DVD qui dans les bonus offre un + du nom de "Janet Return of Icon".

Son nouvel album Discipline, le premier avec son nouveau label Island et Def Jam, sera produit par LA Reid et sortira le 26 février 2008 (le 20 au Japon avec deux bonus). Lancé par le single Feedback dont la sortie sur tous les formats de radios est sorti le 7 janvier 2008 aux États-Unis, mais déjà classé le 21 décembre 2007 dans le Bilboard Air Play et entre directement à la 45e place et ça avant même la sortie officielle, est un très grand succès et se place premier au classement du BillBoard. Son album et son single feedback se vendent bien à travers le monde. La France semble faire la tête à Janet car ses deux nouveaux disque sont des flopes (source valentino buteau). Son nouveau single Rock with U commence à tourner sur les chaînes musicales internationales. Une tournée mondiale, sa première depuis 2001, devrait également voir le jour.

Par ailleurs, Janet est en pleine écriture d'un livre qui relate ses récurrents problèmes de poids. Aucune date de sortie n'a cependant encore été communiquée.


Son style musical [modifier]
Son style musical se définit entre R&B, Pop, Soul et Rhythm and blues. Elle commence sa carrière avec des albums qui mélangent Soul, Disco, Rhythm'n'Blues, Funk et Pop. Puis elle décide de donner à ses chansons un style plus Urbain en utilisant le New jack swing et le Hip-hop tout en gardant le Rhythm'n'Blues, la Soul et la Pop. À l'arrivé du R&B elle abandonne définitivement le Rhythm'n'Blues pour adopter ce nouveau genre musical. Aujourd'hui on définit Janet comme une chanteuse de R&B/Pop. Son nouvel album est un peu plus Pop que R&B.


Discographie [modifier]

Albums [modifier]
1982 : Janet Jackson no 63 États-Unis, no 45 Royaume-Uni. 1 000 000 d'albums vendus
1984 : Dream Street (album) no 147 États-Unis
1986 : Control no 1 (2 semaines) États-Unis, no 8 Royaume-Uni. 16 000 000 d'albums vendus
1989 : Rhythm Nation 1814 no 1 (4 semaines) États-Unis, no 4 Royaume-Uni. 16 000 000 d'albums vendus
1993 : janet. no 1 (6 semaines) États-Unis, no 1 Royaume-Uni, no 23 France (deux entrées entre 1993 et 1995) 20 000 000 d'albums vendus
1997 : The Velvet Rope no 1 (1 semaine) États-Unis, no 2 France (deux entrées dont la première directement n°5), no 6 Royaume-Uni
2001 : All For You no 1 (1 semaine) États-Unis, no 2 Royaume-Uni, no 2 France (directement n°2)
2004 : Damita Jo no 2 États-Unis, no 32 Royaume-Uni, no 35 France
2006 : 20 Y.O. no 2 États-Unis, no 32 France,no 63 Royaume-Uni
2008 : Discipline no 1 États-Unis, no 43 France,no 63 Royaume-Uni

Compilations [modifier]
1987 : Control Remixed
1995 : janet.Remixed ( Europe seulement)
1996 : Design of a Decade : 1986 / 1996 #3 États-Unis, #11 France, #2 Royaume-Uni
Le total des ventes d'albums dans le monde est de plus de 100 millions au 15 décembre 2007 [1]. En France les ventes de Janet sont officiellement de: 2 900 000 exemplaires, dont 1 550 000 singles et environ 1 350 000 albums fin 2007.

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# Posté le mardi 24 mars 2009 11:09

JANET JACKSON

Runaway (1995)
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# Posté le mardi 24 mars 2009 11:06