MICHAEL JACKSON

Michael Joseph Jackson (Gary, 29 août 1958 – Los Angeles, 25 juin 2009), est un chanteur, danseur-chorégraphe, auteur-compositeur-interprète, acteur et businessman américain[2],[3]. Septième d'une famille de neuf enfants, il commence sa carrière professionnelle à l'âge de onze ans au sein des Jackson Five, groupe qu'il forme avec ses frères aînés. Tout en restant membre du groupe, il entame en 1971 une carrière solo et enregistre dix albums studio, dont six figurent parmi les plus vendus au monde : Off the Wall (1979), Thriller (1982), Bad (1987), Dangerous (1991), HIStory (1995) et Invincible (2001

Dans les années 1980, Michael Jackson devient une figure majeure de la musique pop et l'une des personnalités les plus célèbres du XXe siècle. Il révolutionne l'industrie du disque, notamment en concevant des clips musicaux comparables à des courts-métrages de cinéma, comme Beat It, Billie Jean ou Thriller[4]. Au cours de ses concerts, vidéos et apparitions publiques, il popularise largement de nombreux pas de danse, dont le Moonwalk, qui devient sa signature. Son style vocal et musical a influencé beaucoup d'autres artistes de hip-hop, pop et R'n'B.

Surnommé « The King of Pop » (« Le Roi de la pop »)[5],[6], Michael Jackson a battu nombre de records de l'industrie du disque. Les estimations du total de ses ventes varient de 200 à 750 millions d'exemplaires[7], ce qui le classe parmi les trois plus gros vendeurs de disques de tous les temps, avec les Beatles et Elvis Presley. Thriller, dont les estimations des ventes varient entre 65 et 118 millions, est quant à lui l'album le plus vendu de l'histoire de la musique[8],[9]. Michael Jackson a remporté plus de prix que n'importe quel autre artiste[10] et a été élu Artiste du Millénaire aux World Music Awards en 2000[11].

Michael Jackson a donné plus de 400 millions de dollars pour des ½uvres caritatives, notamment grâce à sa tournée Dangerous World Tour, mais son image publique a été considérablement ternie à cause de certains aspects de sa vie privée, notamment son goût pour la chirurgie esthétique, son mode de vie modelé par les médias et deux accusations d'abus sexuel sur mineur, pour lesquelles il a respectivement été relaxé et acquitté. Ses deux mariages et ses trois enfants sont également à l'origine de polémiques, notamment sur sa paternité.

La cérémonie de ses funérailles est retransmise en mondovision. Depuis le jour de sa mort, le 25 juin 2009 au 29 août 2009 les ventes de ses disques sont estimées à plus de 16 millions de CD

Famille, enfance et Jackson Five (1958 - 1975)

La famille Jackson compte neuf enfants dont Michael, né le 29 août 1958, le septième de la fratrie. Ses parents, Joseph Jackson et Katherine Esther Scruse, ont eu en tout dix enfants, mais le frère jumeau de Marlon est mort quelques heures après sa naissance. Toute la famille vit dans une petite maison avec deux chambres dans la ville ouvrière de Gary, dans l'Indiana, en banlieue sud-est de Chicago. Joseph Jackson est guitariste dans un groupe R'n'B appelé The Falcons, gagne modestement sa vie en travaillant dans une aciérie, tandis que Katherine élève les enfants et travaille de temps en temps pour rapporter de l'argent au foyer[13].
Contre la volonté de son mari, elle élève ses enfants comme témoins de Jéhovah. Michael Jackson finira par quitter ce mouvement en 1987[14].

Joseph Jackson est un père de famille très autoritaire, qui impose des règles strictes à ses enfants, comme l'interdiction de sortir de chez eux le soir lorsqu'il travaille de nuit. Dans une interview réalisée par Martin Bashir en 2003, Michael Jackson raconte qu'il les maltraitait physiquement et mentalement[15]. Il se moquait régulièrement de l'apparence physique de Michael en l'appelant « gros nez »[16]. La famille baigne cependant dans la musique dès le plus jeune âge et Joseph joue de la guitare pendant que les enfants chantent[17]. La guitare de Joseph est normalement interdite aux enfants, mais Tito, le troisième de la famille, en joue de temps en temps lorsque son père est absent. Lorsqu'une corde est cassée, ce dernier menace ses enfants de les battre s'ils ne lui montrent pas qu'ils savent bien en jouer. C'est à ce moment-là qu'il réalise que Tito et ses frères ont un réel talent. Il offre alors sa propre guitare à Tito et une basse à Jermaine. Vite rejoints par Marlon et Michael en 1964, ils forment un groupe baptisé The Jackson Five sur proposition d'un de leurs voisins[17]. Michael en devient le chanteur principal grâce à sa voix plus mûre que son âge et à son habileté à reproduire les pas de danse de James Brown

Bad (1986-1990)

En 1987, Michael Jackson sort l'album Bad et part pour la première fois en tournée mondiale sans ses frères. L'année suivante, il sort un film réunissant différents clips, Moonwalker, avec notamment Joe Pesci, et une biographie intitulée Moonwalk. Moonwalker devient la vidéo musicale la plus vendue de tous les temps (battant ainsi son propre record de The Making of Thriller). Pendant un certain temps[Combien ?], Bad a été le deuxième album le plus vendu de tous les temps avec plus de 34 millions de copies à travers le monde[53] dont 10 aux États-Unis et 5 en Angleterre, record inégalé.[réf. nécessaire]

Bad est encore un énorme succès pour Jackson. Même si l'album n'atteint pas les records de ventes de Thriller, il contient néanmoins plus de « numéro 1 ». I Just Can't Stop Loving You sera enregistré en espagnol et en français sous les titres respectifs de Todo Mi Amor Eres Tu et Je ne veux pas la fin de nous.

Le clip du morceau Bad, réalisé par Martin Scorsese, est tourné dans le métro new-yorkais, dans une station désaffectée, qui sera détruite une semaine après le début du tournage (l'équipe a dû reconstituer la station dans les moindres détails).

Par ailleurs, les clips de The Way You Make Me Feel (clip relatant les gangs de rues), Man in the Mirror (appel à la paix et à l'amour, dont le clip montre les grands moments du XXe siècle et dénonce la pauvreté dans le monde), Dirty Diana (où Jackson reproduit un mini-concert rock avec en guest star le guitariste Steve Stevens), Another Part Of Me (clip live du Bad Tour 88), Smooth Criminal (reprenant les moments forts du film Moonwalker), Liberian Girl puis Leave Me Alone sont une nouvelle série de succès.

Michael Jackson entre à nouveau dans l'histoire musicale en devenant le premier artiste à avoir cinq singles d'un même album classés no 1 aux billboards américains. Neuf singles en ont été extraits.

Selon le producteur Quincy Jones, dans la réédition de cet album en 2001, la chanson titre Bad devait être un duo avec son rival de longue date le chanteur Prince, mais finalement ce dernier déclina la proposition.

À la différence de Thriller et de Off The Wall, Michael Jackson est le compositeur principal de l'album puisque sur onze titres, il en compose neuf.

Sa voix y est plus rocailleuse, et musicalement Bad a un son beaucoup plus brut et métallique que Thriller ; une rythmique plus complexe (Smooth Criminal notamment) ; et il n'y a aucun répit, tous les titres étant rythmiques sauf seulement trois lents : I Just Can't Stop Loving You, Man in the Mirror et Liberian Girl.

Dangerous (1991 - 1993)

Le 20 mars 1991, Michael Jackson signe avec Sony un contrat de 65 millions de dollars d'une durée de quinze ans au cours desquels il doit produire six albums pour Epic, apparaître dans des films et des courts-métrages. Les revenus que ce contrat pourrait générer sont évalués entre 890 millions et un milliard de dollars[54],[55]. Le premier de ces albums, Dangerous, sort le 26 novembre 1991 et devient no 1 des classements en trois jours[56]. Le total des ventes de Dangerous atteint 7 millions d'exemplaires vendus aux États-Unis et devient le 3e album le plus vendu dans la carrière de Michael Jackson avec plus de 33 millions de copies vendues derrière Bad avec plus de 34 millions de copies vendues[57].

L'album Dangerous contient quatorze chansons dont neuf singles qui sortiront successivement : Black or White (novembre 1991), Remember the Time (janvier 1992), In the Closet (avril 1992), Who Is It (juillet 1992), Jam (septembre 1992), Heal the World (octobre 1992), Give in to Me (février 1993), Will You Be There (mai 1993) – qui deviendra plus tard le générique de fin du film Sauvez Willy – et Gone Too Soon une chanson en hommage à Ryan White, un jeune garçon victime du SIDA (novembre 1993).

Les vidéos accompagnant les singles comprennent de nombreuses stars parmi lesquelles : Michael Jordan (Jam), Kris Kross (Jam), Naomi Campbell (In The Closet), Eddie Murphy, Magic Johnson et Iman (Remember The Time), Macaulay Culkin (Black Or White) et Slash (Give in to Me).

Pendant sa tournée mondiale Dangerous Tour, du 27 juin 1992 au 11 novembre 1993, Jackson annonce la création de son organisation caritative Heal the World, association qui sera rejointe par Heal The Kids en 2001 (les deux seront finalement dissoutes cette même année). Le 31 janvier 1993, il chante lors de la mi-temps de la finale du superbowl ; il interprète plusieurs de ses titres : Jam, Billie Jean, Black or White et Heal the World.

Le 17 août 1993, durant sa tournée de promotion pour l'album, Michael Jackson est accusé d'abus sexuel sur mineur par un enfant de treize ans nommé Jordan Chandler. Le procès qui s'ouvrira, et pour lequel il sera relaxé, aura néanmoins une forte implication sur son état de santé, le forçant à annuler certains concerts de la fin de la tournée

HIStory (1994 - 1999)

HIStory: Past, Present and Future – Book I, un double album, sort en juin 1995. C'est le double album le plus vendu de tous les temps[58] avec plus de 21 millions d'exemplaires[59]. Le premier disque contient quinze des plus grands succès remastérisés de Michael Jackson. Une seizième piste est présente sur ce premier disque, mais uniquement pour les premiers pressages vendus. Cette piste bonus contient un message audio remerciant les fans de leur soutien et le second disque quinze nouvelles chansons (dont une reprise des Beatles, Come Together, enregistrée des années auparavant pour le film Moonwalker).

L'album a poussé de nouveaux singles et clips en tête des classements américains. En mai 1995 sort le premier extrait de l'album, Scream, en duo avec sa s½ur Janet. Le clip est, avec un budget de plus de sept millions de dollars, le plus cher jamais réalisé[60].

Suivent ensuite quatre autres singles : You Are Not Alone (août 1995) (la première épouse de Jackson, Lisa Marie Presley, fait une brève apparition dans le clip) ; Earth Song (novembre 1995) qui est un hymne pop-gospel contre la destruction de l'environnement ; They Don't Care About Us (avril 1996) ; et Stranger in Moscow (novembre 1996). Contrairement à You Are Not Alone qui devint le premier et l'unique single à se placer directement à la première position au Billboard et Scream qui débuta à la 5ème place, les 3 autres singles de l'album ont eu un succès limité aux États-Unis, contrairement en Europe. Au Royaume-Uni, Earth Song est resté six semaines en tête des palmarès et est le single de Michael le plus vendu dans ce pays (devant Billie Jean). En juillet 1997, pendant la deuxième partie de la tournée HIStory, une version remix de la chanson titre HIStory sort partout sauf aux États-Unis. Le titre est accompagné de Ghosts, un titre extrait de l'album de remixes Blood On The Dance Floor. Enfin, en octobre 1997, un autre titre de l'album aurait dû voir le jour, Smile, hommage à Charlie Chaplin, mais fut annulé peu avant sa distribution par Sony.

Le titre They Don't Care About Us déclencha une polémique[61] à sa sortie à cause de ses paroles controversées, que certains considèrent comme antisémites, ce dont Jackson se défend (les phrases « Jew me, sue me / Kick me, kike me » sont modifiées dans une deuxième vague de sortie de l'album). Dans cette chanson, le chanteur exprime son désir de ne pas être enfermé dans des catégories liées à sa couleur de peau ou à ses origines : « Traitez-moi de blanc ou de noir » (« Don't you black or white me »). Spike Lee tournera deux versions de ce clip. L'une où Jackson danse dans les favelas de Salvador de Bahia, l'autre, boycottée par les chaînes musicales américaines qui refusent de la diffuser avant 21 heures, où Jackson interprète le titre dans une cellule de prison tapissée d'écrans qui diffusent des images d'actualités de guerre, de famine et de bavures policières (on y voit notamment les célèbres images de Rodney King passé à tabac).

Invincible (2000 - 2002)

Six ans après HIStory, Michael Jackson sort Invincible le 31 octobre 2001[63]. Avec un budget estimé à 30 millions de dollars, Invincible est l'album le plus cher de l'industrie musicale[64]. Pour accompagner sa promotion, CBS diffuse Michael Jackson : 30th Anniversary Special, un événement spécial organisé afin de célébrer les trente ans de carrière solo de Michael Jackson[65]. L'album débute no 1 au classement américain Billboard et dans treize pays différents[66]. Il est certifié disque de platine aux États-Unis le 3 décembre 2001[67]. La promotion de l'album ne dure que trois mois et seuls trois singles sont extraits de l'album : You Rock My World, Cry et Butterflies. Au total, l'album se vend à 2,5 millions d'exemplaires aux États-Unis et 7,5 millions dans le monde[68] soit un total de 10 millions d'exemplaires. Bien que les chiffres restent impressionnants pour n'importe quel artiste, Invincible est considéré comme un semi-succès, et ses chiffres de ventes restent très décevants en comparaison avec les albums précédents[69]. Les professionnels rejettent la responsabilité de cet échec sur Michael Jackson en l'accusant d'avoir refusé de faire des tournées promotionnelles[70] ; tandis que l'artiste accuse publiquement Sony Music de ne pas avoir suffisamment fait la promotion de l'album et d'avoir annulé la sortie de plusieurs singles[71], ainsi que le PDG Tommy Mottola d'avoir saboté la promotion de son album Invincible[70] (suite à ces accusations, il sera limogé).

Le 13 juin 2002, Michael Jackson a été introduit, pour son travail de compositeur, au Songwriters Hall of Fame.

Le clip vidéo à gros budget de You Rock My World affiche plusieurs stars au casting : Marlon Brando, Michael Madsen, Chris Tucker et Billy Drago. Lancée en grande pompe, la chanson a été un carton en Europe, notamment n°1 en France et se classe à la 10e position aux États-Unis (Billboard Hot 100), mais seulement pendant une semaine.

Les titres de l'album n'ont pas été interprétés sur scéne, sauf aux deux concerts Michael Jackson : 30th Anniversary Special, où il interpréte la chanson You Rock My World.

Compilations, best-of et nouvelles récompenses (2003 - 2007)

En 2003, Sony sort une compilation CD et DVD de tous les titres de Michael Jackson ayant été no 1, intitulée Number Ones. La compilation contient également une nouvelle chanson, One More Chance, composée par R. Kelly[72]. Le disque se vend à 6 millions d'exemplaires dans le monde durant sa promotion[73],[74]. Le 16 novembre 2004, Michael Jackson sort un box set de quatre CD et un DVD, intitulé The Ultimate Collection, retraçant l'ensemble de sa carrière et contenant d'anciens morceaux inédits, des démos, des versions inédites et quelques nouvelles chansons. Cheater, sorti sous forme de CD promo dans quelques pays, sert de façon restreinte à la promotion du coffret, et son clip composé d'extraits du DVD Dangerous Tour est diffusé sur certaines chaînes musicales. Un autre clip est diffusé, Beat It, extrait du même DVD.

Le 30 juin 2005, Michael quitte définitivement les États-Unis pour s'installer au Bahreïn où il est reçu en tant qu'invité du cheikh Abdullah Bin Hamad Bin Isa Al-Khalifa, le fils du roi[75].

Le 19 juillet 2005, une nouvelle compilation The Essential Michael Jackson sort, ainsi qu'un DVD contenant le concert de Bucarest du Dangerous World Tour. Le CD compilation et le DVD se vendent très bien (respectivement no 1 en France avec plus de 350 000 exemplaires vendus et no 1 des ventes de DVD musicaux en France).

Le 18 avril 2006, Michael Jackson quitte le label Epic Records (et donc sa maison de disques Sony BMG), sous lequel il produisait tous ses albums solo depuis Off The Wall en 1979. Il signe un contrat avec le producteur de musique anglais Guy Holmes, PDG du label indépendant 2 Seas Records. Le contrat, rompu en septembre 2006, prévoyait la production d'au moins un nouvel album dont la sortie était prévue pour fin 2007[76].

En novembre 2006, Michael Jackson se rend à Londres afin de visiter les bureaux du Livre Guinness des records. Il reçoit à cette occasion un prix pour avoir battu huit records dont celui de « Premier artiste à avoir gagné plus de 100 millions de dollars en un an », « Premier artiste à avoir vendu plus de 100 millions de disques en dehors des États-Unis » ou encore « Meilleur artiste de tous les temps »[77],[78]. Michael Jackson est également présent aux World Music Awards pour y recevoir le Diamond Award, récompense réservée aux artistes ayant vendu plus de 100 millions d'albums

This is it, grand retour prévu sur scène (2009)


Le 5 mars 2009, lors d'une conférence de presse dans l'O2 Arena, Michael Jackson lui-même annonce qu'il entamera ses dernières représentations scéniques, les This is it shows[89]. Jackson précisa tout de même que ces shows auraient été ses derniers, montrant clairement l'utilisation appropriée du nom des concerts This is it (en français « C'est tout » ou « C'est fini. »).

Selon Randy Phillips, le président du promoteur de concerts AEG Live, Michael Jackson devait faire des concerts s'étalant sur 3 ans et lancer un nouvel album, dans le cadre de son grand retour[90].

Au départ, Michael Jackson ne devait faire que 10 concerts à Londres en juillet, mais à l'issue de la prévente, le 12 mars, toutes les places pour 45 dates avaient été vendues. Cinq nouvelles dates ont été ajoutées le lendemain, pour les ventes générales. Soit un total de 50 concerts à Londres, s'étalant de juillet à septembre 2009 et de janvier à février 2010. Les quatre premiers concerts avaient été reportés au mois de mars 2010, les producteurs invoquant un manque de temps « pour créer une expérience de musique live exceptionnelle. »[réf. nécessaire]

This is It a été cité comme l'évènement musical de l'année[91].

Après la mort du chanteur, Kenny Ortega réalisera un film documentaire également intitulé This Is It, montrant entre autres les répétitions de Michael Jackson en préparation de la tournée qui devait se tenir à Londres. Les séquences ont été filmées au Staples Center de Los Angeles. La sortie mondiale est prévue le 30 octobre 2009[92].

Le 10 août 2009, le juge de la Cour supérieure de Los Angeles a approuvé un accord entre AEG Live, le promoteur de la tournée This Is It, et Sony Pictures concernant la succession des droits d'auteur sur les séquences filmées durant sa préparation. Sony Pictures peut donc éditer des centaines d'heures d'images contre 60 millions USD pour les droits cinématographiques[93]. Dans une déclaration publiée sur le site web de Jackson, il a été confirmé que les séquences sélectionnées seront en 3D et que le film comprendra une rétrospective de la carrière de Michael Jackson ainsi que des entretiens avec d'anciens amis de la star[94].

Mort

Le 25 juin 2009, Michael Jackson se trouve dans sa maison d'Holmby Hills, un quartier de Bel Air à Los Angeles, lorsqu'il perd connaissance peu avant midi. Les secours paramédicaux du Los Angeles Fire Department arrivent rapidement sur place[95], où ils constatent que son médecin personnel est déjà en train de procéder à une réanimation cardio-pulmonaire. Transporté au Ronald Reagan UCLA Medical Center, Michael Jackson décède malgré plus d'une heure de tentatives de réanimation[96]. Sa mort est annoncée officiellement à la presse américaine quelques minutes plus tard par son frère aîné Jermaine Jackson.

Une première autopsie médico-légale est pratiquée, puis à la demande de la famille, une deuxième dans un cadre privé quelques jours plus tard, le père de l'artiste ayant des doutes sur les raisons de la mort.

Au fur et à mesure de l'enquête, les accusations se portent toutes sur son médecin personnel, Conrad Murray, criblé de dettes[97], qui lui aurait injecté du Propofol[98] et du sédatif lorazepam. Les médecins légistes parlent alors d'« homicide accidentel » lié aux médicaments. Selon l'institut médico-légal, ces deux médicaments seraient à l'origine de la mort du chanteur. Mais il aurait été trouvé aussi, lors de l'autopsie, les médicaments suivants : midazolam, diazepam, lidocaïne et éphédrine[99].

La publication du rapport d'autopsie pratiquée au bureau du medecin légiste de Los Angeles par les docteurs Sathyavagiswaran et Rogers, que s'est procurée l'Associated Press, révéle que Michael était en bonne santé. Le rapport révéle que le King of Pop souffrait d'arthrite au bas de la colonne vertébrale et dans les mains et d'une inflammation des poumons. Ce qui est assez courant pour un quinquagénaire. Son c½ur, ses reins et ses autres organes fonctionnaient normalement et il pesait un poids normal[100].

Funérailles
Le 2 juillet 2009, la direction du Staples Center, à Los Angeles, annonce la tenue d'une cérémonie d'hommage, dont les 17 500 billets d'accès seront attribués par tirage au sort parmi les demandeurs. Le lendemain, 1,6 million de personnes auraient participé au tirage au sort, ce qui fait de Michael Jackson la célébrité défunte dont l'hommage a rassemblé le plus de personnes dans le monde[101]. C'est à Ken Ehrlich, le producteur des Grammy Awards, qu'est confiée l'organisation de toute la cérémonie. AEG, propriétaire du Staples Center ainsi que des droits sur la tournée de Michael Jackson, a autorisé sa retransmission gratuite en mondovision. Lors de la cérémonie, la ville de Los Angeles était sous haute sécurité, les quartiers autour du Staples Center étaient bouclés et plus de 1 400 policiers étaient placés en renfort pour l'occasion, le tout pour un budget de sécurité estimé à plus de 4 millions de dollars pour la ville[102].

Le 7 juillet 2009, un service funèbre privé se tient à huis-clos au Forest Lawn Memorial Hollywood Hills à coté de Burbank.

Le même jour, ses funérailles publiques ont eu lieu au Staples Center de Los Angeles en Californie. Retransmises en direct et en mondovision, elles auraient été suivies par 1 milliard de téléspectateurs[103]. De nombreux artistes, figures politiques et les proches de Michael Jackson se sont succédé durant deux heures et demie sur la scène, lui rendant de vibrants hommages à proximité de son cercueil exposé. À l'issue de la cérémonie, la fille de Michael Jackson, Paris, est apparue pour la première fois à visage découvert. Michael ne repose pas au Forest Lawn Memorial Park Hollywood Hills mais est enterré sur la terrasse du grand mausolée du Forest Lawn Memorial Park de Glendale, à quelques kilomètres.







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# Posté le mercredi 11 novembre 2009 06:52

JAWAD NSISS

JAWAD NSISS
BOXE - Jawad Nsiss, 17 ans, sur les traces de Brahim Asloum

Jawad Nsiss s'entraîne sans relâche pour participer aux mondiaux 2010 junior. : La Voix du Nord
Jawad Nisiss, 17 ans, vient d'intégrer l'équipe de France junior de boxe. Licencié
depuis quatre ans au Boxing Club Boulonnais, il revient de Serbie et s'entraîne sans relâche pour participer aux mondiaux 2010.

À première vue, Jawad n'est pas le boxeur type que l'on peut imaginer. Mince et athlétique, il semble presque timide hors du ring. Pourtant, ce mi-mouche cumule déjà un titre de champion de France cadet et un titre de vice-champion en coupe internationale décroché en octobre dernier. L'équipe de France, c'est nouveau pour lui. À peine 17 ans, et dès le mois de septembre, le voici embarqué dans l'aventure tricolore. Les déplacements l'ont emmené en Serbie et la prochaine destination sera l'Iran.

À côté, la préparation de son BTS électrotechnique au lycée Branly n'est pas facile, « surtout pendant les compétitions et les stages de préparation, quand il faut reprendre les cours après en demandant ici et là », explique-t-il. Il songe à s'inscrire à des cours par correspondance si son parcours en bleu continue, « pour faciliter les choses et ne pas négliger l'après. » Pour son entraîneur Daniel Londas, ancien champion du monde, « c'est un gamin qui sait souffrir et qui reste sérieux. Je suis là pour le recadrer quand il le faut. J'ai tout gagné, je connais les travers dans lesquels il peut tomber. » Le jeune boxeur ne semble pas impressionné par ce changement de statut. En effet, pour sa première compétition internationale, Jawad a dû affronter à des combattants plus expérimentés, mais ça ne l'a pas gêné.

Le stress ? Envolé...
Le stress s'est envolé une fois que la cloche a retenti : « Dès que je monte sur le ring, je ne vois plus personne autour de moi, juste l'adversaire », confie-t-il. Pour le moment, à raison de deux heures d'entraînement par jour et quatre pendant les stages avec l'équipe de France, il ne se concentre que sur sa préparation et évite à tout prix les blessures.

Prochain grand rendez-vous pour ce boxeur plein de promesses, une coupe internationale en Iran et la perspective de s'affirmer auprès des entraîneurs de l'équipe de France qui ont déjà en ligne de mire les mondiaux 2010 junior, lesquels se dérouleront à Calais. Nul doute que Jawad s'y sentira comme chez lui.



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# Posté le mercredi 11 novembre 2009 06:22

DANIEL LONDAS

DANIEL LONDAS

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Sports Boulogne

Londas, le « nain » martiniquais qui avait de l'or dans les mains...
samedi 11.10.2008, 05:02 - La Voix du Nord
Daniel Londas a été sacré plus vieux champion du monde en titre à 38ans !PHOTOS ARCHIVES «UNION DE REIMS» | PORTRAIT |
Le Boxing-club boulonnais recèle un ex-petit joyau de la boxe antillaise, hexagonale et mondiale en la personne attachante de Daniel Londas, un petit bout d'homme qui n'aimait pas l'école, mais qui avait la boxe dans le sang.

PAR PHILIPPE CADART
boulogne@lavoixdunord.fr À l'écouter débiter sa carrière, on comprend pourquoi ses adversaires le redoutaient tant. Si ses coups étaient aussi nourris que son débit verbal, alors oui, défier Londas ne devait pas être une sinécure. Il a toujours été comme cela, coincé entre cinq soeurs et cinq frères dans sa belle Martinique natale : « J'étais le plus petit de la famille. À la maison, on disait que j'étais le nain qui faisait de la boxe. Ma mère en avait la hantise. » Enfant turbulent, pas vraiment porté sur les études, il est invité à aller se calmer les nerfs sur un ring. Ça marche. À cette époque, il n'y a pas encore de boxe éducative. Daniel s'entraîne beaucoup, mais boxe peu.
À 17 ans, il trafique son âge pour disputer son premier combat. Louis Thoes, champion antillais, l'a pris sous son aile. Ce sera son deuxième père : « C'est lui qui m'a appris à me tenir. Sur le ring, j'étais un peu inconscient. Je n'avais peur de rien. Surtout, j'étais très dur au mal. Je n'étais pas un puncheur, mais je finissais par user mes adversaires. » Dans ce monde de requins et de personnages pas toujours très nets, les rencontres sont décisives. Celle de Jean-Paul Anton l'est. Le gaillard est coach du général De Gaulle en personne. Londas enchaîne les combats, « dézingue » ses adversaires (7 combats, 7 victoires). Il découvre le CREPS de Guadeloupe. Y fait un stage qui laisse perplexe les cadres techniques : il reste toujours debout.
Pressenti pour le bataillon de Joinville, Londas refuse. Un peu tête de lard, ce Daniel... Il atterrit à Orange, dans l'armée de l'air, mais s'y ennuie. Là, il rencontre le colonel Charton qui le fait boxer à Reims : et deux zigs de plus au tapis. Londas découvre le froid. Il grelotte en permanence.
Jazy, la révélation
Revenu en Martinique, Londas est appelé par un certain Raymond Gentleman. Eh ! oui... Maman toque, papa se renseigne : tu seras boxeur mon fils ! Il devient champion de France, fait les JO de Moscou (1980), se fait voler. Au retour, lui et les autres Antillais sont invités à une réception à Paris. Il y a là Roger Bambuck, ministre des sports, et un certain Michel Jazy. C'est la révélation. Jazy a vu boxer le petit phénomène. Un beau jour, Jazy débarque chez lui : « Petit, assieds-toi là. Suis mes conseils, tu as de l'or dans les mains. » Londas passe pro, et multiplie les victoires. Il devient champion d'Europe. Il perd ensuite sa couronne sur tapis vert pour mieux déboucher sur un championnat du monde, au Sportica de Gravelines. Il perd aux points contre Mitchell, un Sud-Africain. Il reprend ensuite sa couronne européenne, perd encore contre le Mexicain Hernandez en WBA, mais gagne son titre de meilleur super poids plume du monde, version WBO, en battant Karim Bou-Ali, à San Rufo en Italie (1992). Quand il est battu en septembre par Bredhal à Copenhague, Daniel raccroche les gants, lui qui a été sacré plus vieux champion du monde en titre à 38 ans ! La boxe lui a tout donné. Il le lui a bien rendu. Le hasard veut enfin qu'un certain Gérard Tesseron, organisateur de combats, lui fasse rencontrer Raymond Marie. Sept ans plus tard, Daniel Broutta, le nouveau président, remercie encore l'âme de la boxe à Boulogne d'avoir accueilli le « nain »... •










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# Posté le dimanche 27 septembre 2009 11:58

VIVE LA BOXE

VIVE LA BOXE
MAINTENANT JE FAIS DE LA BOXE C TROP COOL J EN FAIS LA SALLE OMNISPORT JE M ENTRAINE 3 FOIS PAR SEMAINE LE LUNDI/ MERCREDI/ VENDREDI MO? RESTE DU TEMPS JE ME REPOSE OU JE VAIS ME BALADER JE FRAPPE DE DNS LE SAC JE COURS ET JE FAIT DES POMPE ET DES ABDOS
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# Posté le samedi 26 septembre 2009 08:36

MIKE TYSON

MIKE TYSON
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# Posté le lundi 27 juillet 2009 08:42